Deuxième jour de tourisme, nous ne rejoignons Sarra que demain. Aujourd'hui, les heureux parents ont décidé de rester à Monastir avec leur fille, histoire de ne pas lui imposer une journée trop chaude dans les rues et les mosquées.

Jérémie et moi partons donc seuls à Sousse, petite ville côtière réputée à une heure de train de Monastir. Toujours sympa, le train. Celui-là s'appelle le "métro", et est quasi vide ce matin. Comme il manque une porte à notre rame et que le train roule à peu près à 40 à l'heure, je peux prendre une ou deux photos du paysage.

 

 

 

Au final, une journée à Sousse, c'est chouette : la médina et ses petites rues, le Ribat (ancienne place forte à vocation religieuse), une ancienne demeure de notable transformée en musée (Dar Essid), des jolis points de vue à droite à gauche… Le musée, en travaux, et la grande mosquée sont remis à plus tard ou à jamais, il fallait faire des choix.

Le Ribat

 

La cuisine de Dar Essid

 

Soit c'est un palace pour canari, soit c'est un cage à très gros piaf

Une journée à Sousse en août, c'est aussi pas mal de chaleur, mine de rien, et les quelques litres de flotte par personne, sans compter les thés et autres cocas, n'étaient pas superflus.

 

 

Après tout ça, la trempette à Monastir fait plutôt du bien…

Samedi 2 août 2008
- Publié dans : Tunisie 2008
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2008, année du Maghreb! Après le printemps marocain, le mois d'août sera tunisien !

Simple mais heureuse coïncidence : Sarra, une amie de longue date (Grenoble, 96-97), se marie à Ksar Hellal, sa ville d'origine, où ses parents ont construit une villa. La dernière fois que je l'ai croisée, Sarra, ce devait être il y a 6 ans, à mon premier retour du Vietnam.

Depuis, nos chemins ne s'étaient pas recroisés. Elle au Canada, moi entre l'Asie et l'Afrique, peu d'occasions parisiennes et encore moins extérieures de papoter un brin au détour d'un comptoir.

Ce mariage, c'est l'occasion multiple. La pierre-trois-coups. Déjà, revoir la miss. Découvrir un nouveau pays de l'intérieur, via une famille et une cérémonie traditionnelle. Et puis, figue sur le gâteau, partir en vacances avec Jérémie, Claire et Florian, et rencontrer par la même Nora, la fille de ces deux derniers, née en mars dernier au Canada… La p'tiote n'a pas encore 6 mois qu'elle aura déjà foulé (façon de parler, évidemment), trois continents.

 

Nous sommes le 1er août, et je débarque à Monastir. Les amis sont déjà là, et m'attendent à l'hôtel, que je rejoins sans peine après avoir donné beaucoup trop d'argent au taxi de l'aéroport. Qu'importe! L'hôtel est directement sur la plage, je n'ai pas revu mes amis depuis un bon bout de temps et je suis en vacances et de bonne humeur.

Le Monastir Beach Hotel, qui porte bien son nom


Ils sont tous là, et Nora, 5 mois, déclenche immédiatement son super-pouvoir, le "Melting-Smile" : tu le vois, tu fonds.

 

Vendredi 1 août 2008
- Publié dans : Tunisie 2008
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Pratiques, ces lignes de bus aériennes, ces RER du ciel, qui permettent d'aller voir des copains à moindre frais. Tu paies 100 euros, tu choisis ta place dans l'avion, tu ne bouffes rien vu que tout est payant et tu arrives, paf, à Venise une heure plus tard.

En attendant les quelques anecdotes du week-end en question, petite mise en bouche photographique. Profitez-en à votre rythme, l'entrée ne risque pas d'arriver avant un moment!

Voilà.
Jeudi 31 juillet 2008
- Publié dans : Italie 2008
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Une réflexion m'est progressivement venue depuis mon retour en France. Je ne me serais d'ailleurs peut-être jamais posé la question sans mes années à l'étranger.
Faites-vous attention aux campagnes visuelles des agences de voyages, des compagnies aériennes, ou même des pays eux-mêmes ? La grande majorité, dans les magazines, sur les murs ou la télévision, part en gros sur le même principe : présenter 1. les beaux sites et/ou paysages du pays, 2. des gens en habits traditionnels qui sourient. Parfois les deux.
Quoi de plus normal, me direz-vous ? C'est bien naturel que de vouloir vendre toutes les jolies choses de son pays, non ? Que serait la France sans la tour Eiffel et le Mont Saint-Michel ? Que serait le Vietnam sans la baie d'Halong ? Que seraient les Etats-Unis sans les tours jumelles ? Ah non, mauvais exemple.
Quoiqu'il en soit, permettez-moi de vous poser cette question en retour : où sont les gens, dans ces pubs? Les vrais gens, ceux qu'on rencontre dans la rue, ceux avec qui on peut boire un coup et rigoler un brin, ceux qui sourient ou qui font la gueule, ceux qui nous regardent, ceux avec qui on négocie les babioles, ceux qui mangent, ceux qui dansent en boîte, ceux qui transpirent, ceux qui… vivent? Où sont les familles, les gamins, les chauffeurs de taxi, les vendeurs de cigarettes, de fringues, de souvenirs, de soupes, de riz, de cartes de recharge téléphoniques, de casques à moto, les flics, les voisins, les cousins de la tante, les banquiers, les fonctionnaires, les dentistes, les joueurs de cricket*?

Ca n'a l'air de rien, comme ça, dans une pub, mais c'est pour moi révélateur d'une certaine vision du tourisme, et plus généralement du voyage. On retrouve cette approche dans une grande partie des séjours, organisés ou non : voir le maximum de sites, faire le maximum de choses intéressantes pointées dans le guide pendant le peu de temps dont on dispose.

Plus ça va, plus j'ai l'impression que l'on s'éloigne de l'essentiel. Faire des photos, acheter des souvenirs, lire un guide, marcher, bien bouffer, se faire bronzer, nager, comme je le fait, comme nous le faisons tous, au final, est-ce bien différent de ce qu'on pourrait faire en France ?
Un voyage, c'est souvent présenté comme une ouverture d'esprit, comme un partage, comme un enrichissement commun. Mais l'ouverture, le partage, ce n'est pas seulement rigoler avec la serveuse au restaurant. Ca passe par des vraies conversations, des questions, de la curiosité. De l'humilité, aussi. Et du temps avec les gens.
Et tout ça, ces rapports humains, je trouve que ça manque. Que trop de gens rentrent de l'étranger en disant "j'ai fait ça" mais sans dire "j'ai rencontré celui-là". Qu'on nous habitue, insidieusement, innocemment, à comparer nos différences, alors que la rencontre devrait, à mon sens, aller vers l'inverse : nous rapprocher, mettre en évidence nos ressemblances… Et que c'est fort dommage en cette époque où il n'a jamais été aussi facile de voyager, tandis que paradoxalement les communautés ont tendance à se refermer sur elles-mêmes...

Dans cet esprit, bien entendu tout à fait subjectif, peut-être peut-on aller vers un peu plus de vrai partage quand on voyage. En réduisant le nombre de sites et de choses à voir, en restant plus longtemps aux mêmes endroits, et en cherchant à passer plus de temps avec les gens. Chercher des petits restaus, des petits lieux de vie pas forcément dans les guides. Des lieux "normaux". Y retourner. Se faire couper les cheveux. Acheter à manger au marché. Aller dans un cyber café local. Jouer au foot.

Et, dans la même veine, on peut aussi réfléchir comme ça quand un étranger vient en France : garder quelques jours hors monuments/musées pour montrer le petit PMU de son quartier. Le présenter à la boulangère. Aller à la piscine municipale. Toutes ces choses, finalement, qui montrent la France telle qu'elle est et pas forcément cette image surannée d'un pays sans âge… et pas forcément très sympathique, quand on reste dans les clous touristiques.

Aujourd'hui, je pars vraiment en voyage dans cet état d'esprit. Comme ce voyage au Maroc, où je n'aurai vu, finalement, que peu de "grandes" choses, mais où j'aurai partagé tant de petites richesses au quotidien. Y ai-je vraiment perdu au change?





*OK, peut-être pas les joueurs de cricket
Mardi 15 avril 2008
- Publié dans : Maroc 2008
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Pas de prise de tête pour cette dernière journée, débutée d'ailleurs au beau milieu de la matinée. Petite tajine à la cantine des cadres moyens du centre-ville, petite visite chez Sylviane puis chez Amadou, un Guinéen qui fait ses études ici. Membre d'une petite communauté guinéenne, telle qu'un toubab comme moi n'aurait pas soupçonnée, dans cette petite ville excentrée, bien loin des folies casablancaises. On parle de Conakry, un peu, ça fait toujours plaisir de parler du pays.

Fin d'après-midi, Manue me raccompagne à l'aéroport, des images de Guinée plein la tête, justement : elle repart là-bas dans les semaines qui viennent, sa prochaine Skol est pour bientôt! On se recroisera là-bas, du coup, lors de ma mission du mois de mai. Le monde restera petit...

En attendant, je repars de ce petit séjour marocain avec deux idées bien ancrées dans la tête : 1. J'espère bien pouvoir revenir un jour, 2. Décidément, oui, c'est bien ce type de vacances que j'affectionne : un pote sur place, et des gens à rencontrer. Et franchement, à quoi ça servirait les voyages, autrement?


(la photo n'est pas de moi, évidemment)
Lundi 24 mars 2008
- Publié dans : Maroc 2008
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Nord-est marocain, fin mars, je regrette mes gants. Guenfouda, le printemps est proche, paraît-il, mais les au-revoir aux sœurs Ismaëli puis à la Fatma se font les mains crispées sur les tasses de thé chaud. Les monts alentours exhibent sans retenue une fine couche immaculée, qui ne subsistera sans doute que dans les mémoires dès ce soir.

Dernier soir, d'ailleurs, le Prési est encore là, et a cette fois envoyé le poulet. Encore des bons moments, ces derniers verres en sa compagnie. Mais cette fois, petit miracle de la semaine, minuit nous voit couchés et entre les grandes patounes de Morpheus. La semaine a été rude, faut dire.

Dimanche 23 mars 2008
- Publié dans : Maroc 2008
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C'est mon dernier soir, et l'avant-dernier de Manue, qui déménage lundi. Après les quelques achats du début d'après-midi et un peu de rangement de DVD en rentrant, nous retrouvons les Chayeb. Manue, pressée, nous quitte assez rapidement, déclinant à nouveau une invitation à manger. Cette fois, par contre, je ne décline pas, et ai profite de la générosité de mes hôtes pour découvrir un nouveau plat : le berkoukch, sorte de soupe de semoule à gros grains. Simple et efficace, le genre de plat comme la bonne soupe de Grand-mère à la recette secrète, où l'assiette se vide sans y penser.
Peu après, je récupère les coordonnées de la famille, et leur promets de leur envoyer des photos.
...
2h du mat', la dernière soirée se termine enfin. Les au-revoirs à Sylvianne, Omar, Faïza, Séb se sont succédés, ainsi qu'au Prési, le maire de Guenfouda, qui est passé plusieurs fois cette semaine. Ce soir, il avait amené de la viande grillée.

2h du mat'. Ce soir, je suis de retour à Paris. Déjà.
Samedi 22 mars 2008
- Publié dans : Maroc 2008
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Avant-dernier jour, du temps et des idées muries pendant la semaine, retour dans le souk d'Oujda pour les fournitures de quelques anniversaires à venir. Babouches, épices en tous genres, plateau et théière, derbouka, huiles d'olive et d'argan, le choix ne manque pas.
15 kilos de bagages en plus, d'où l'inévitable sac de bâche chinois rouge et blanc de 50 litres, qui plus tard, enroulé dans une double couche de chaterton, fera du meilleur effet parmi les valises Samsonite et les sacs Vuitton.
Mais comme dit un proverbe lettonien à propos du voyageur averti : Léger à l'aller, Plus lourd au r'tour!
Samedi 22 mars 2008
- Publié dans : Maroc 2008
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De retour de Guenfouda, nous rejoignons des amis de Manue chez Faïza, résidente d'Oujda. Comme pour le poisson chez nous, vendredi, c'est couscous, le plat du jour saint. Aujourd'hui, le succulent couscous poulet de maman Faïza se passe de commentaires.
Vendredi 21 mars 2008
- Publié dans : Maroc 2008
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Retour à Oujda, retour chez Manue. Aujourd'hui nous passons saluer les femmes de l'association avec lesquelles elle travaille, à Guenfouda, à 30 km d'Oujda. Les quatre sœurs Ismaëli (Aziza, Fatima Zohra, Rkia et Zineb) avec Khadija, leur mère, puis Fatima, la présidente de l'association. Impressionnantes de force et de courage. Elles financent elles-mêmes une petite boulangerie qui leur prend 4 à 5 heures de travail par jour, pour un bénéfice minuscule. Fait rare, les quatre sœurs sont encore toutes célibataires, et ne manquent pas d'humour. Elles se fichent de moi, Rkia surtout, quand je leur explique la taille de ma cage à belette, suite aux inévitables questions "où habites-tu ? " et "dans quoi habites-tu?"...

 

Vendredi, jour de couscous, nous sommes invités (ce qui était assez inévitable aussi), mais nous devons malheureusement décliner. Faïza, une amie de Manue d'Oujda, nous attend déjà pour la même raison. C'est avec regret que nous saluons les sœurs, elles-mêmes déçues. Le prochain départ de Manue, le lendemain du mien, l'oblige à courir en permanence...

Vendredi 21 mars 2008
- Publié dans : Maroc 2008
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