Escapades

Certains d'entre vous se souviennent sans doute de l'annonce de mon départ en Guinée, il y a presque trois ans, comme une rechute d'une vicieuse maladie virale qui s'était pourtant déclarée sur le tard. Notez que je n'avais absolument aucun traitement, que je méritais donc pleinement mon sort. Plus encore, à l'époque, je me complaisais dans cette affection, je choupinais mon petit crabe intérieur, je revendais sans complexe mon âme au vil diable voyageur de mon subconscient...

 
 

Depuis novembre, je suis en quelque sort en convalescence, en rééducation après deux poussées de fièvre de longue durée. Rééducation voulue et assumée, j'insiste là-dessus, issue d'une volonté bien réelle de revenir à autre chose.

 

Mais le virus rôde toujours. Il rampe, il s'accroche, il s'incruste, il s'impose, il s'installe. Il sommeille parfois, au creux d'un neurone ou d'une cellule musculaire, pour mieux réenvahir le corps au moindre stimulus imprévu. J'ai pu constater, depuis mon retour, combien il était difficile de se débarrasser de cette belle infection du coeur et de l'esprit. Encore faut-il vraiment vouloir la combattre. Les antibiotiques sont chers et les effets secondaires encore méconnus...

 

Toujours est-il qu'au détour d'une photo des parfums resurgissent, que le message d'un ami encore là-bas détournent quelques pensées de trop de leur objectif initial. Un oeil bridé, de longs cheveux noirs, et la température remonte. Et le rythme cardiaque qui accélère aux quelques notes d'un Tiken ou d'un Salif...

 
 


En résumé, la guérison n'est pas pour demain.

 


 
Mardi 8 janvier 2008 2 08 01 2008 14:07

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Il est toujours difficile de faire passer un quotidien, quelqu'il soit, par des mots. Si je m'applique, depuis trois ans, à retranscrir quelques expériences ou réflexions ponctuelles du mieux que je peux, je pense être loin de vous avoir fait partager toutes ces petites choses de tous les jours, ces gestes et ces trajets habituels, ces conversations anodines, ces relations aux Guinéens et aux expatriés et autres éléments pas forcéments très consistants au premier abord, mais qui constituaient, de fait, l'essentiel de ma vie. Pas facile, en tout cas, de faire passer par quelques phrases et photos ce genre de choses. Je le regrette, car c'est grâce à ces petits détails, à mon sens, que l'on comprend le mieux un pays.

 

J'ai pu en revanche découvrir récemment que le dessin, et plus précisément le format bande dessinée, pouvait être un bon moyen pour raconter une vie quotidienne dans un pays étranger, et les lectures suivantes m'ont, dans le cas de l'Afghanistan, fait découvrir un pays avec des gens, avec une culture, avec de la beauté humaine, loin des images figées des médias de guerre et d'attentats.

Je ne peux donc que vous conseiller la lecture de ces 5 ouvrages, qui ouvrent l'esprit à bien des égards, qui plus est avec un certain humour et une certaine idée du respect et de l'amitié des peuples :

 
 
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Le Photographe, en trois tomes : l'histoire d'un photographe ayant suivi une mission de Médecins sans Frontières entre le Pakistan et l'Afghanistan dans les années 80. En plus de l'histoire, le mélange de dessins et photos est artistiquement très intéressant.

 
 
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Shenzen, Pyongyang et Chroniques Birmanes, de Guy Delisle. Un Canadien illustrateur, qui a travaillé en Chine et en Corée du Nord dans des studios d'animation (la réduction des coûts par la délocalisation a aussi touché le dessin animé!), puis suivi sa compagne, qui travaille aussi pour Médecins sans Frontières, en Birmanie.

 
 

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Kaboul Disco, de Nicolas Wild. Encore un illustrateur, embauché lui par une ONG pour mettre en bande-dessinée la constituion afghane pour la rendre accessible aux enfants. Encore une fois, un joli témoignage de son expérience locale.

 
Vendredi 4 janvier 2008 5 04 01 2008 00:00

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Je me rends compte que je n'ai jamais expliqué comment ce blog prend forme. Peut-être que ça n'intéresse personne, mais c'est moi qui décide, après tout.

Donc, voilà toute la logistique de création de votre site Internet préféré :

 

1. L'agenda

J'ai pris l'habitude de plaquer ma vie sur les dates correspondantes : les activités professionnelles, les rendez-vous, les endroits, les dîners, les soirées… Pas d'épanchement, juste de quoi reconstituer les journées. Outre l'intérêt de me souvenir de ce que j'ai fait au quotidien et de servir de référence pour les rapports d'activités (très pratique, ça), cela me sert de base de programmation des articles : j'y inscris une idée d'article dès qu'elle sort de mes neurones. Le titre du futur post est ainsi encadré (et donc facilement repérable) à la date voulue. 

 

2. Le cahier

A partir des titres enregistrés sur l'agenda, le cahier me sert de manuscrit. Tous les articles sont pondus d'abord sur papier, et plus ou moins remaniés (et donc raturés) selon les cas. Aujourd'hui, j'en suis à la 237e page griffonnée depuis l'ouverture du site. (oui, je marque les numéros de page aussi). Avantage non négligeable du cahier : on peut écrire n'importe quand et n'importe où, même en brousse, dans l'avion, dans le RER, chez Mamie ou au musée de la choucroute*. 

 

3. Word

Je pourrais directement écrire les articles sur Over-blog, mais plusieurs mésaventures de connexion m'ayant obligé à en retaper quelques-uns, je préfère les enregistrer quelque part avant. D'ailleurs, je fais parfois ça avec les mails aussi, ça aide. 

 

4. Over-blog

Ne reste plus qu'à copier-coller le texte dans la fenêtre correspondante, avec mise en forme et insertion des photos (préalablement uploadées) le cas échéant. L'article est en ligne! 

 

Pour les petites stats : depuis le début (janvier 2005), j'ai posté 413 articles, ce qui fait une moyenne d'un peu plus de 12 par mois. Ces derniers temps, vous avez été, en gros, entre 200 et 300 par semaine à me rendre une petite visite!

 

 

 

Et pour finir avec les petites choses techniques : je remarque que beaucoup d'entre vous n'utilisent pas la newsletter, qui est envoyée à chaque nouveau post aux abonnés. Sinon, il y a toujours les fils xml (rss par exemple) où les posts sont mis à jour automatiquement : cliquez droit sur le fil en question, puis "copier le raccourci", enfin allez sous votre mail pour coller le raccourci à l'endroit approprié ("ajout d'un fil"). Le tout est tout en bas de la colonne de gauche, comme indiqué sur la photo !

 

 

 

 

 

*promis, je fais un article dès que je l'ai visité, celui-là!

Jeudi 18 octobre 2007 4 18 10 2007 11:41
- Par Sylvain
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Un mois. Un mois de France, jour pour jour. Retour temporaire imposé par le contexte, fragilité d'un pays qui se cherche et peuple se levant pour lui-même et l'avenir de ses enfants.

Un mois, c'est long, c'est court. C'est assez long, en tout cas, pour revoir les amis de toujours, ceux que la distance n'éloigne pas et qui ont toujours un morceau de paravent derrière lequel cacher un matelas et un sac de couchage. Assez long aussi pour un week-end en famille, des pressions à 4 euros, une grosse orgie continue de fromages, des dîners chez Alexandre, au Gabriela, au passage Brady ou dans un petit Viet de la place d'Italie, des petits plats cuisinés autour d'une bouteille de vin à la maison…

Un mois à Paris, c'est aussi la ligne 13 bondée à 17h00, la découverte de nouvelles rues, toujours ce plaisir de marcher tranquillement au milieu des passants pressés, les contrôles de tickets, les croissants-beurre le matin, la valse de Saint-Jean à l'accordéon, les rabatteuses du Boulevard de Clichy, la serveuse aux cheveux bleus de la Fourmi, le cinéma à 9 euros 70, le nouveau scooter à deux roues avant, les crottes mal placées et les journaux gratuits, les télécentres à 25c la minute vers la Guinée, les bazars libanais du XVIIIe, les rayons du Leader-Price, et puis, en fin de compte, OrlyVal et le plastifiage du sac à dos pour 7 euros à l'aéroport…

Ce sont aussi de nombreuses heures gratuites et oisives autour de 23 chaînes, du tennis de Wii Sports, d'un puzzle de 1000 pièces, des DVD des Simpsons et de La Main qui Tue.

Et puis, comme de bien entendu, en cette année électorale, les gesticulations pathétiques et opportunistes de nos bien-aimés candidats, toujours à l'affût du moindre de nos besoins enfouis et/ou inavoués. La douzaine pour le prix d'un, mais rien sur l'étalage qui donne envie d'acheter. Pas faim, non, merci. Ah, mais il faut choisir, mon bon Monsieur! Obligé? Z'êtes sûr? Enfin, non, pas obligé, mais bon, quand on aime les pêches et qu'on ne dit rien, on a des chances de se taper un poireau à la place…

Bref, fort de ce soulagement politiquement un peu lâche et négligent de ne pas avoir à subir impérieux sondages et creux discours pendant 18 jours encore, je regagne, finalement, chaleurs et pluies revenues, des amis, une maison, un travail, une minette, un tout que je n'étais pas prêt à quitter il y a déjà deux mois. La Guinée se relève, et mon temps est encore ici. Pour quelques mois.

 

Mardi 10 avril 2007 2 10 04 2007 12:19
- Par Sylvain
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Bon. On ne peut pas dire qu'on ne profite pas du Sénégal. Avec ou sans Volontaires locaux, depuis notre arrivée nous remplissons alègrement notre emploi du temps. Grosse soirée le vendredi soir (un bar-concert, un billard, 3 boîtes, couchés à 5h30), l'île de Gorée dans la foulée, île de Ngor le dimanche, soirée chez des Globe-trotters français le soir même, couché à 2h... Demain est prévu un départ pour la ville de Saint-Louis, non loin de la Mauritanie, ancienne capitale de l'Afrique francophone.

Bref, des vacances tant inattendues qu'appréciables.

Mais.

A la grosse différence des vacances, je ne sais pas jusqu'à quand je suis là. J'aimerais pouvoir dire que je rentre à N'Zérékoré dans 2 semaines. J'aimerais pouvoir dire que je rentre en Guinée un de ces jours. Que je vais rentrer en Guinée un jour... C'est d'autant plus frustrant que l'évacuation était plus préventive qu'autre chose, et que les dernières nouvelles font état d'une situation finalement très comparable aux dernières semaines. A savoir des activités plus ou moins réduites mais de nouveau la possibilité de travailler.

Personnellement, je n'ai pas envie de rentrer en France tout de suite. J'aimerais bien continuer ma mission, terminer certaines choses en cours... C'est dur aussi, psychologiquement, de laisser derrière soi des collègues, des gardiens, une maison, des affaires et un chat sans avoir pu s'y préparer. Avec l'impression d'abandonner le tout à la merde actuelle...

Ce break a quand même du bon, outre la découverte d'un autre pays : du stress en moins, une bonne bouffée d'oxygène et la possibilité de prendre du recul par rapport à la Guinée. En espérant que ce sera seulement temporaire... et pas seulement pour ma mission. Les Guinéens, surtout, méritent un changement. Et c'est tout ce qu'on leur souhaite.

Vendredi 16 février 2007 5 16 02 2007 15:50
- Par Sylvain
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Vendredi 9 février. Après 2 semaines de silence, le Président fait l'annonce tant attendue : le Premier Ministre "de consensus" réclamé par les syndicats fin janvier à l'issue de 3 semaines de grève. "De consensus, à savoir pas proche du pouvoir en place, n'ayant pas été ministre ou autre au sein du gouvernement. Sans doute dans un souci de mettre tout le monde d'accord... contre lui, le Président nomme un proche de lui et ancien ministre.

Résultat, les troubles et manifestations repartent dès le samedi. Nous sommes bloqués à la maison, une fois de plus, après une acalmie de 10 jours. Dès le samedi soir, je rejoints la maison de Caroline et Vincent, le regroupement, plus sécuritaire, permettant aussi de jouer aux cartes.

Lundi, nous commençons à entendre parler d'un éventuel convoi d'évacuation du "staff non essentiel" du HCR. Convoi voitures qui irait jusqu'au Libéria. Nous pourrions le suivre le cas échéant.

Mardi, l'idée du convoi est abandonnée. Celle d'un avion en cours de semaine est apparue.

Mercredi soir, la confirmation tombe : l'avion atterrira demain jeudi. Vincent, Caroline et moi sommes du lot. Le sac, réduit au minimum,a est prêt.

Jeudi, 17h00. Après une escale rapide à l'aéroport de Conakry, au cours de laquelle nous avons retrouvé 3 autres volontaires, nous atterrissons à Dakar, Sénégal. Notre asile temporaire. Asile agréable, somme toute. Logés à la case de passage de l'AFVP, nous sommes bien reçu par nos camarades Sénégaulois... Sans savoir ce que nous réservent les prochaines semaines.

Jeudi 15 février 2007 4 15 02 2007 15:31
- Par Sylvain
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Faute de sapin, on se contente des essences locales.
 
Le vieux conducteur de rennes n'a, à ce qu'on dit, aucun problème de visa de par le monde en ces temps difficiles de contrôles accrus des frontières. Il aura donc sans aucun doute pensé à vous, armé de son GPS collé sur le pare-brise de son traineau, afin de vous rejoindre en Drôme, en Alsace ou aux confins du monde, contournant les embargos et autres traités de non-prolifération et déversant ses AFM (Armes de Fraternité Massives) sur les troupeaux de chaussures réunies pour leur pélerinage annuel.
 
Notre propre troupeau, en l'occurence petite horde d'une dizaine de couples, était rassemblé sous quelques grandes épines souples et autres guirlandes de crépon, baignant dans les effluves de cochon grillé et de foie gras grassement appréciés par leurs bergers.
Petite Famille éphémère et unie au milieu des arbres, loin des yeux mais près du coeur, près des vieux escaliers de bois, de l'odeur de la maison familiale, des retrouvailles ancestrales...
 
A tous ceux, proches ou éloignés, qui ont offert ou reçu,
 
Joyeux Noël à tous!
 
Et, bien entendu, une Bonne Année de par le monde.
Mercredi 27 décembre 2006 3 27 12 2006 10:41
- Par Sylvain
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Deux articles en retard du mois de novembre :

Des notes et des voix (9 novembre)

Médicaments Serpents (15 novembre)

Lundi 20 novembre 2006 1 20 11 2006 18:49
- Par Sylvain
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Fraîchement débarqué à Paname depuis 5 jours. La phase professionnelle de mon séjour en France a débuté. Trois semaines de biblio et de réflexions sur des stages à proposer au sein du projet pour l'année à venir.

En marge, hier se sont ouvertes les Universités d'Eté de l'APDRA-F (http://perso.orange.fr/apdra-f.com/apdra-f.htm), association à l'origine du projet en Guinée, ainsi que d'autres opérations au Cameroun, à Madagascar et en Côte d'Ivoire. Les Universités, ce sont 4 jours de discussions autour des activités de l'assoc', les bilans des projets, les discussions avec les partenaires. Cette année, nous sommes dans un petit village au sud de Paris, logés dans la maison de campagne d'un des membres. Cadre et ambiance agréables, tout comme la compagnie des membres, autour de soirées bien arrosées accompagnant couscous ou barbecue.

J'ai beaucoup apprécié les échanges avec les membres présents. Parmi eux, plusieurs anciens volontaires travaillent aujourd'hui en France, un autre toujours en Afrique, des pisciculteurs de France, un travaillant dans une agence de l'eau. Autant d'expériences et de points de vue à partager.

Et parmi les sujets abordés, celui de l'après-Afrique. L'après-étranger, plus globalement. Mon contrant se terminant en 2007, c'est dire si je me sentais concerné. Grande question, l'après. Que faire? Repartir ou rentrer?

Il y a encore quelques semaines, rentrer était pour moi une option à moyen terme, pas avant quelques années, en somme. Depuis, l'éventualité me paraît plus envisageable à court terme. Plusieurs personnes m'ont conseillé d'éviter de trop attendre, quitte à repartir par la suite. Problème d'étiquetage professionnel d'une part, difficultés de gérer une éventuelle famille en bougeant très régulièrement d'autre part. De mon côté, je me suis rendu compte de plusieurs choses. Déjà, les amis chers, ce que j'ai pu revoir, que je connais par cœur et que je ne vois qu'une fois par an, et souvent en coup de vent. Agnès, Claire, Florian, Olivier, Amélie, Aurélie pour ne citer qu'eux. Et puis, en dehors de mes stages, je n'ai jamais travaillé en France. Et quelque part, c'est un peu un challenge, un défi professionnel, qui me séduit. Une certaine curiosité, l'envie de changer un peu de contraintes…

Bien sûr, les choses n'étant pas si simples, on ne se débarrasse pas comme ça du virus du voyage, et la peur d'être frustré en se posant en France est bel et bien là.

Bref, la réflexion évoluera sans doute encore. En attendant, la Guinée me comble et j'en suis comblé.

 

 

 

Vendredi 25 août 2006 5 25 08 2006 10:50
- Par Sylvain
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Enfin de retour sur les ondes... et des articles qui pleuvent, en pagaille, qui se bousculent au portillon, tout honteux de leur retard. Revenez en arrière, jusqu'au 29 avril.

Et très bientôt (cf. article du 9 mai), des photos et des petites historiettes sortant de l'ordinaire forestier...

 

Jeudi 18 mai 2006 4 18 05 2006 16:01
- Par Sylvain
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