Jour férié
Elle est bien, la chef.
Aujourd'hui, c'était jour férié guinéen. La fin du Ramadan. On a bossé le matin, pour la forme. Et pour l'après-midi, la chef a décrété que, il n'y avait pas de raison, on pouvait se permettre de chômer un peu.
Du coup, on a décidé, d'aller faire de la rando. Comme ça.
Le Mont Golo, ça s'appelle. A 20 km de la ville.
Bon, je ne sais pas si on peut parler de fiasco, mais en tout cas on y retournera dans de meilleures conditions, ça c'est sûr.
Arrivés tard, déjà, ça aide pas. La rencontre et la négociation avec le représentant du chef du village (oui, il faut payer pour accéder à un lieu public, ici), suivi de la marche proprement dite avec, excusez-moi du peu, plus d'une dizaine de guides. Et le temps à l'orage, pressant, qui fait quasiment courir nos guides (et ça monte, je peux vous l'assurer!).
Tout ça pour arriver à mi-pente, le souffle court, les gouttes qui commencent à tomber et les éclairs de l'autre côté de la vallée. Redescente express pour éviter l'orage…
Bon, l'effort aura été intéressant, mais je pense que la prochaine fois on viendra le matin et on prendra notre temps… avec un pique-nique.
Sur le retour, dans la série "la solidarité guinéenne", un petit truc pas mal dans son genre : un arbre, couché par l'orage sur le bitume, débité… à moitié à la machette par les gens du coin. Morceaux de branches sur le côté dégagé… et droit de passage tant improvisé qu'imposé aux voitures qui passent!
C'est vrai quoi, tout travail mérite salaire, ou bien?