Poulet dans la voiture et camions qui tombent
De retour de Guéckédou, après 4 jours de mission bien fatigants : 5 + 2 + 1 + 1,5 + 5,5 = 16 heures de voiture depuis lundi. Sans compter les trois jours de brousse sous le soleil ou sous la pluie. La pluie… La saison du même nom est de retour. Ses pistes détrempées et boueuses elles aussi. Et la portion Guéckédou-Macenta, comme par hasard sur le chemin de N’Zérékoré, compte parmi les pires de Guinée. Une route nationale à la dérive, des ornières démesurément profondes, boueuses et pleines… de semi-remorques.
Lundi, à l’aller, un de ces mastodontes paralysés, hissé hors du trou par un de ses congénères, a basculé sous nos yeux. Cet après-midi, 4 blocages nous ont retardés. Le plus impressionnant : un camion dont la remorque, remplie de bananes et autres denrées alimentaires, s’était renversée dans la boue. Un autre semi embourbé, de l’autre côté, et au centre un 4x4 humanitaire bloqué, lui aussi. D’un côté comme de l’autre, venant de N’Zé comme de Guéckédou, deux dizaines de véhicules et des petits stands de sandwich et de bonbons improvisés. Certains étaient bloqués depuis quelques heures…
Fort heureusement, un des gros lourds, en marche arrière, put extirper deux des handicapés motorisés de leur matelas boueux.
Nous pûmes rejoindre la capitale forestière sains, sauf et fatigués, au gré des cris réguliers de la volaille, passagère incongrue mais non clandestine, voyageant aux pieds de Moïse, offerte juste avant le départ par un pisciculteur…