Illogismes culturels
Il y a un certain état d’esprit dans l’expatriation. Et, entre autres, ce côté "faut comprendre la culture". Des fois, donc, on essaie de comprendre, de saisir la logique des choses. Et des fois, c'est dur…
Comme aujourd'hui, là, avec le chauffeur de bus qui nous conduisait vers Mopti. Mopti, c'est à 10 heures de route de Bamako. Et 1h30 après le départ, le bus fait une pause, repart… et s'arrête au bout de 5 minutes. Panne, dit le chauffeur, avant de repartir dare-dare en moto direct sur Bamako pour chercher un mécano et un deuxième bus.
3h30 plus tard, 30 personnes s'engueulent sur le goudron. 1. Le mécano, pas content, parce qu'il est venu pour rien : le bus n'était pas en panne ; 2. Le chauffeur, qui ne veut plus aller à Mopti, finalement ; et 3. Les passagers, qui avaient déjà subi le déménagement de toutes les affaires d'un bus à l'autre (dont une moto) et qui savaient pertinemment qu'ils ne seraient jamais remboursés de leurs 13 euros de ticket si on les ramenait à Bamako. Bref, l'embrouille.
En fin de compte, nous repartirons quand même avec le 2e bus. Perplexes, pour le moins. L'embrouille nous aura fait perdre 5 heures.