Pim, PAM et RAM
La loi des séries… cette fois-ci j’y ai eu droit assez correctement, je dois l’avouer. Ou comment apprécier à sa juste valeur toute la potentialité d’emmerdement des lignes aériennes soit-disant régulières.
Etape 1 : connaissant à l’avance ma date de départ en congés pour la France (le dimanche 30 juillet à 3h00), je réserve deux ou trois semaines avant échéance une place N’Zérékoré-Conakry pour le vendredi 28 sur l’avion du Programme Alimentaire Mondial, vol auquel j’ai un accès non prioritaire, cédable au premier partenaire du HCR venu en fonction des priorités.
Etape 2 : le jeudi 27 après-midi, j’ai la confirmation que je suis bien enregistré sur le vol du lendemain matin.
Etape 3 : le lendemain matin, une heure avant le départ pour l’aéroport, la nouvelle tombe : l’avion de 20 places, ne se sentant pas très bien au saut du lit, a pris sa journée et se fait remplacer par son collègue en intérim de… 12 places. Sachant que votre serviteur n’est pas prioritaire et que le nombre de places est insuffisant pour tous les (vrais) partenaires concernés, devinez en quoi cette excellente nouvelle va changer ma journée…
Etape 4 : 19 h, taxi-brousse. Déjà 8 heures, plus que 12 heures à s’enfiler. Chouette.
Arrivée à Conakry : samedi 29 août à 6h00. Pas très frais.
Je passe les détails de la journée et de la nuit avec et chez Manue, une VP de Conakry (sieste-réparation de fuite d’eau-Absolutely fabulous-Bière-Pizza-Punch en soirée-Prune sur le parking de l’aéroport).
Alors, pour résumer, la RAM rame, la Royal Air Maroc se moque… de nous ! Courte escale à Casablanca. A peine 11 heures de transit. Ca, c’était prévu. 15 minutes de l’embarquement, un employé nous annonce… l’annulation pure et simple de notre avion pour cause de remplissage insuffisant. Et de devoir emprunter un autre une heure plus tard. Et qui arrive dans un autre aéroport. Ceux que les proches doivent aller chercher ou dont la voiture est garée à Orly sont contents, et le font savoir.
23h00, arrivée à CdG. Une heure plus tard, à la sortie, la navette RAM promise est bien là. Coup de chance pour moi, elle s’arrête à porte Maillot, juste assez près de chez ma chère camarade Agnès. Et Orly ? Ben non, en fait. Pas d’instruction en ce sens, nous dit le chauffeur. Tout le monde descend ! Et nos bagnoles, alors ? Pas mon problème, réplique le chauffeur. Et de laisser en plan les quelques personnes qui souhaitaient rejoindre Orly…
Bref, tant qu’à RAMer, j’aurais dû prendre le bateau !