Les îles
Aujourd'hui, saut du lit à 7h45. Les Volontaires de Nzérékoré nous emmènent Carole et moi sur les îles au large de Conakry. Petits retards sans importance, nous partons finalement vers 10h00.
Arrivés au port de Boulbinet, à l'extrémité ouest de la péninsule, les choses sérieuses commencent : à l'instar des Xe-Om vietnamiens à l'arrivée des bus locaux, les propriétaires de pirogues nous assaillent à peine sortis de la voiture. Seb, qui a l'habitude, prend en charge les négociations, qui dureront environ 20 minutes, avec quelques copieuses engueulades entre la dizaine de gars sur place. C'eut pu être pire...
Une fois le piroguier choisi et le tarif définitif acté (100.000 Francs guinéens, soit une vingtaine d'euros), rebelotte avec le bureau administratif du port pour les tickets d'autorisation.
Enfin sur le bateau, 20 minutes plus tard, direction l'île de Tamara. Une heure en pleine chaleur, j'ai bien fait de prendre une casquette! Amara, notre chauffeur-guide, restera avec nous durant toute la journée.
Après avoir garé la pirogue dans le petit port du village de Fotoba, il nous emmène à la petite plage de l'île, plutôt tranquille, malgré la présence de deux pêcheurs français bien au fait de la chasse à la gazelle... Aaah, baignade rêvée, enfin! L'eau est à 28 degrés. Pas besoin de trop s'étendre sur la question... Suit un déjeuner pain-vache qui rit-chocolat fort agréable, puis un petit foot sur la plage avec des gamins du village, et re-petite baignade pour la troisième mi-temps.
Avant de repartir, Amara nous fait visiter l'ancien bagne de l'île. Grand bâtiment en ruine et large cour intérieure, avec 2 magnifiques arbres en son centre et une pelouse curieusement très propre et proche du jardin anglais. Néanmoins, on ose à peine imaginer les conditions de détention des prisonniers de l'époque...
Avant de reprendre la mer, Amara nous conduit dans son village et nous présente sa famille et son jeune fils de 3 mois. Les femmes du village sont en train de préparer un plat local à base de mangues, d'huile rouge (huile de palme) et de poisson, que nous n'aurons pas le plaisir de goûter. Les gamins sont d'ailleurs chargés de cueillir les mangues, l'un étant perché dans l'arbre (certains jusqu'à 5 mètres!), les autres récupérant les fruits en les amortissant avec des morceaux de tissus.
Le retour en pirogue est plus agréable qu'à l'aller. Nous sommes complètement claqués. Le repas du soir, à l'hôtel Le Gallion, sera plutôt silencieux...