Expatriés… et communauté

Publié le par Sylvain

Pas facile de vivre en communauté restreinte. Nzérékoré, pour 250.000 habitants, doit compter quelques dizaines d’expatriés. Français, Américains, Allemands, Suisses… et même une Finlandaise.

Et il se passe la même chose que ce que nous reprochons aux immigrants dans nos propres pays : les gens se regroupent et passent le plus clair de leur temps ensembles, repas, soirées, week-ends, sans trop se mélanger à la population locale. Je ne dis pas que ce dernier point est facile, cependant. Le décalage avec les Guinéens est souvent important et difficile à combler. A une autre échelle, j’ai connu exactement la même chose à Hanoi.

Tous les travers du groupe se retrouvent ici : copinages, rumeurs, jalousies, histoires de cul… Jusque là, rien que de très normal. Mais tout ça est largement accentué par la petitesse du groupe. Impossible de faire quelque chose, de fréquenter quelqu’un, sans que toute la communauté soit au courant dans les deux jours. Et le comble dans cette affaire, c’est que j’ai  déjà vécu des soirées un peu bizarres, où personne n’avait grand chose à se dire. Comme si tous les gens, quelque part, se forçaient à être ensembles par peur de tomber dans la solitude. Pas étonnant, dans ce contexte, que certains fassent le choix de s’extraire de la communauté.

Pas de jugement hâtif, cependant. Venant d’arriver, il serait facile pour moi d’être ironique sur la question. La situation d’expatriation en zone reculée comme ici est complexe et difficile. Je ne sais pas où je serai dans quelques mois, comment je vais réagir à cette situation de relatif isolement. Je n’ai pas encore véritablement trouvé ma place, mais je connais déjà plusieurs personnes avec qui je me sens bien.

J’espère trouver un équilibre entre un petit groupe d’amis, la communauté et la population locale, proche de la frontière, en quelque sorte.

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Publié dans Guinée divers

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S
Gna gna gna Raoul
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R
pourquoi tu nous causes d'UNE Finlandaise ? mmmh? Tu veux nous faire croire que sur les fameuses quelques dizaines d'expats, il n'y a qu'UNE SEULE fille ?? Moi, j'dis qu'ça cache ptet ben quèq'chose ? Pas vrai les zaut' ?
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A
après loft story, c'est "case story", ou les tribulations d'un petit groupe d'expat scrutés au travers d'un blog crée par l'un d'eux...
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