Malinké

Publié le par Sylvain

Alors, imaginons. Vous arrivez en Guinée bien motivés pour apprendre la langue locale. D’expérience, vous savez que savoir dire ne serait-ce que quelques mots est un moyen formidable de faire tomber les premières barrières, d’instaurer un climat de confiance et plus généralement de passer des moments extrêmement riches, même avec peu d’échanges.

Petit souci : il y a bien une quinzaine de langues locales (cf. « Premiers pas en guerzé », 10/06/05). Même se restreindre aux 4 ou 5 principales reviendrait à consacrer une bonne partie de son emploi du temps hebdomadaire à l’apprentissage, sans compter les inévitables mélanges et malentendus occasionnés… Bref, il faut faire un choix. Reste à réfléchir un peu !

Pour ma part, en Guinée Forestière, les principales langues sont le malinké, le guerzé, le manon, le kissien et le kono. Le sousou et le peul ne sont que peu utilisées dans le coin, pas la peine de les retenir pour l’instant.

Le guerzé, j’en ai parlé, me servira dans les villages d’intervention du projet. Quant au malinké, c’est la langue la plus usité en ville, notamment dans les marchés et les commerce, ce qui peut bien servir au quotidien.

D’où l’objet de mon choix… guerzé et malinké.

 

Grosse introduction pour dire qu’aujourd’hui, c’était mon premier cours de malinké, avec Carine, qui n’en avait pas pris jusqu’à maintenant. Notre prof du soir, Aboubakar, est très pédagogue et nous enseigne nos premiers mots :

« I ni sooma ! Tana masi ?

-          Tana sité ! Tana masi ?

-          Tana sité ! I toodi ?

-          N’toole Sylvain. I le doon ?

-          N’toole Carine. I le ye boola min ?

-          N’ye boola Fransi. I le ye boola Fransi le ?

-          M ! »

 

« Bonjour, comment ça va ?

-          Ca va ! Et toi ça va ?

-          Ca va ! Tu t’appelles comment ?

-          Je m’appelle Sylvain. Et toi ?

-          Je m’appelle Carine. Tu viens d’où ?

-          Je viens de France. Toi aussi, non ?

-          Oui ! »

 

De façon générale, cette langue a l’air largement plus facile que le guerzé au niveau de la prononciation, ce qui est déjà une bonne chose. Mon objectif : pouvoir soutenir une petite conversation de base et négocier sur le marché…

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Publié dans Escapades

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