Circulation, poussière, et feuilles de soin

Publié le par Sylvain

Il fait un peu la gueule, notre tout frais forestier. Pas prévu, ce retour anticipé à Conakry. Il commençait à se sentir bien, là-bas, un peu loin de tout ! Mais voilà, la santé passe avant tout.

Un truc dans la gorge le gène depuis deux semaines. Un peu comme une pilule qui ne passe pas, et une pilule, en deux semaines, c’est censé passer, non ?

Sa première étape, hier en arrivant, directement à la sortie de l’avion, fut de passer chez le médecin. Médecin qui, faute d’anesthésiant, l’envoie le lendemain matin chez un ORL du coin.

Le lendemain, gorge endormie, un miroir un peu intrusif qui ne lui fait plus chaud ni froid, des yeux experts analysant les informations visuelles renvoyées par la lumière de la lampe frontale…

Le verdict, dur, implacable, tombe : Epiglottite ! Et merde, une épiglottite. Merde merde merde merde merde… Et Epiglottiques sans Frontières qui reste à inventer !

…

Au fait, c’est quoi une épiglottite ? Hein, quoi ? Une petite inflammation de l’épiglotte ? Rien de grave ? Ah bon ?

Bon, reste à aller chercher les médicaments, quoi.

Un peu déçu de ne pas avoir nu truc totalement inédit, genre à qui il aurait pu donner son nom, le syndrome H quoi. Non, une vulgaire épiglottite. Ya des jours comme ça, hein ?

Mais c’est pas tout ça, il faut qu’il retourne voir le médecin, faire une radio des sinus, passer à la pharmacie. Tout ça à pied, en taxi. 4 heures…

Qu’à cela ne tienne ! Puisqu’il a perdu sa matinée dans les méandres médicaux conakryka, il perdra son après-midi… sur un transat de bois blanc, sous un parasol de tissu bleu, à côté d’un bassin d’eau chlorée, lui-même surplombant une grande étendue d’eau salée.

Hé, sa maman lui a suffisamment répété qu’il faut se reposer quand on est convalescent !

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Publié dans Guinée divers

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