Téléphone

Publié le par Sylvain

En ce jour de fête nationale, sonnez trompettes, pas de feu d’artifice. Pas de défilé ni de fanfare. Pas de buffet honteusement gargantuesque ni de champagne à l’ambassade de France. Enfin, si, mais l’ambassade est à 1000 bornes d’ici, donc, voilà.

Non, en ce jour de fête nationale, c’est une modeste petite bière (pas fraîche) qui accompagne les images du défilé des Champs sur TV5 Afrique, dans la maison du Consul honoraire à N’zérékoré.

En ce jour de fête nationale, je réalise que je n’ai pas encore parlé des joies des réseaux téléphoniques guinéens. Rien qu’un appel de fixe à fixe peut déjà poser problème, mais ce n’est rien face au joyeux bordel des réseaux mobiles.

Avec l’eau et l’électricité, une épreuve supplémentaire de patience et d’abnégation. Comme à peu près tout le reste dans ce pays déliquescent, l’adage pourrait être « Dieu merci, ça marche ! ».

Quelques règles de base : Toujours espérer avoir l’appel tout de suite mais partir du principe qu’il ne passera pas. Ne pas abandonner avant d’avoir tenté au moins une quinzaine de fois.

Tout ça devient problématique quand on cherche absolument à joindre quelqu’un, d’autant plus s’il est à Conakry (réseau mobile différent de Nzéré), où les chances de connexion sont encore amoindries.

A ce jour, je n’ai un numéro de téléphone qu’à titre provisoire, je dois rendre la puce d’ici une dizaine de jours. Autre problème, ça, les puces : si le prix officiel est de l’ordre de 100.000 FG, elles ne sont produites et diffusées que rarement et sont généralement épuisées avant même le jour de leur sortie. Il s’agit d’être bien informé. Sur le marché noir, les prix atteignent les 500-600.000 FG, soit 100-120 euros au bas mot.

J’attends donc de voir si je peux en récupérer une de quelqu’un qui part.

Et je croise les doigts.

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Publié dans Guinée divers

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