"Plus jamais"
Slim (Jenifer Lopez) est une jeune femme jolie, avenante, sympa. Slim est serveuse dans un restaurant. Slim plaisante avec les clients, ramasse les hochets des gosses. Sa copine faire-valoir, moins jolie, forcément, la met en valeur, comme il se doit.
Slim est célibataire, dans son restaurant, et rencontre le grand amour, un grand brun avec un air de psychopathe, mais Slim ne le voit pas, c’est le coup de foudre. Pourtant, on se doute de quelque chose. Mais elle, non. Et là, c’est magnifique. Elle se marie. Et comme son mec est super riche, il y a 1200 invités et sa robe coûte 35.000 dollars. A tout hasard, comme ça, pour vérifier, elle demande à son homme : « Tu es sûr que tu m’aimes ? ». Si c’est pas malheureux.
Un peu plus tard, Slim tombe enceinte, le rêve continue, quoi. Et son mari, riche, rappelons le, lui achète la grande maison de ses rêves de gamine : 27 chambres, cuisine intégrée. Heureusement qu’il est pas conducteur de métro…
Bref, Slim est trop heureuse. Même la Barbie Princesse de ses 5 ans n’aurait pas rêvé mieux. Le beau et riche mari, la super baraque, la jolie (et intelligente) gamine… Et elle ne se doute toujours de rien. Quelques petits détails la font tilter de temps en temps, mais pas trop. La gamine grandit, tout ça.
Et là, c’est le drame : comme tout un chacun, ce monsieur a une maîtresse. Et comme tout un chacun, il se fait choper. Slim est très malheureuse. Elle n’avait rien vu venir. Il lui avait promis. Elle pleure (quelle actrice). Elle veut se casser. Voilà, voilà. Sauf que lui, il est pas d’accord. Non, non, non, je te voulais, je t’ai eue, maintenant tu vas pas m’emmerder, tu restes, je te dis. Et paf !, un coup dans la gueule pour qu’elle comprenne bien.
Là, Slim est très très malheureuse. Elle a peur pour elle, elle a peur pour sa fille. Elle essaie de partir, mais l’autre est très déterminé. Elle y arrive quand même, parce qu’elle a des amis du restaurant super fidèles, qui l’aiment et qui n’ont pas peur d’un flingue pointé sur eux par un mari taré.
Alors, la voilà partie, donc. Je passe les détails de sa fuite, ça dure. Elle change de nom, de coiffure, tout ça. Les mois passent. Mais comme son mari a beaucoup d’argent et un ami flic, en plus, il la retrouve tout le temps. C’est terrible.
Alors, elle décide de réagir. Hé, c’est J.Lo, quand même. Elle doit se battre. Elle doit, par amour pour sa fille, montrer sa détermination, sa volonté de vivre heureuse et libre. C’est vrai quoi, merde. C’est une femme forte, un exemple pour une Amérique d’aujourd’hui en perte de repères.
Ce qui tombe bien (la vie est quand même bien faite), c’est que son père, qui l’a abandonnée à la naissance, est un magnat de la finance, ou un truc comme ça. Bref, pété de tune. Et il retrouve en sa petite fifille, qu’il finit par reconnaître, le caractère et la détermination qui serviront d’exemple à une Amérique d’aujourd’hui en perte de repères. Il est fier. Il lui file un petit coup de main, donc. Et un peu d’argent aussi, ça aide.
Et là, Slim reprend du poil de la bête. En un mois, elle devient super balèze en self défense, grâce à un grand prof noir fourni par papa, qui lui apprend plein de trucs vraiment pratiques qui vont évidemment lui servir pour péter la gueule à son mari. Car c’est le but : de chassée, devenir chasseuse, et lui éclater sa sale gueule…
Je vous raconte la fin, ou bien ?
Tout ça pour dire que le cinéma à Conakry, c’est pittoresque : grande salle, mal au cul, parfois pas de clim et plein de moustiques… mais pas le choix du film.