Un dimanche (après-midi)
Yeux mi-clos. Profond bâillement. Léger mal de tête. Bouche pâteuse. Soif intense.
"Mscrwxsd? Quéleurilé?"
No idea. Où il est, ce satané portable. Même pas à portée de main, c'est quand même un comble. Dans la poche du pantalon, sur le fauteuil. Deux mètres. Grmmmbl.
Gnnnn… Allez, encore un effort.
12h37.
Quelques images remontent lentement à la surface.
Bières et crackers. Délicieux pâtes au pistou/parmesan de Roberto. Fabuleux Pago de Las Capellones qui les accompagne. Musique, humanitaires qui dansent. Chat noir et blanc qui teste toutes les paires de genoux à portée de coussinets. Mont Nimba. Bières. Lancinante et interminable musique guinéenne. Ah, tiens, de la salsa. Une dernière bière, allez.
Retour en voiture à 3h30, un peu hésitant, les trous jouant merveilleusement bien, pour le coup, leur fonction naturelle de ralentisseur, réduisant considérablement le risque de dépasser les 20 km/h.
Et les quelques dernières minutes de conscience imbibée à dévorer coûte que coûte quelques pages du dernier Harry Potter. Quel drogué…
Bref, 12h37.
Trois litres d'eau, 150 pages et 3h1/2 plus tard, presque frais, dans le jardin de Joanna et George, de Right to Play, l'ONG qui fait jouer les réfugiés… et accessoirement les expats. Aujourd'hui, c'est volley-ball!
Et Roberto, présent également, qui ne se souvient même pas que c'est moi qui l'ai ramené chez lui à la sortie du Nimba…