Noirs et Blancs

Publié le par Sylvain

Je ne suis pas spécialement méfiant par nature. J'aime bien rencontrer les gens, discuter, partager des petits riens. Parfois, ça n'a absolument aucun intérêt, et puis il y a ces petits moments d'humanité partagée, tout bêtes, qui donnent la sensation de ne pas vivre pour rien et qu'il reste quelques miettes d'espoir sur la grande table bancale de notre bas monde. Bref, la vie, quoi.

Tout ça serait parfaitement comparable à chez nous sans ces a priori tenaces qui placent le statut de "Blanc" avant toute autre chose. La réciproque existe aussi, soit dit en passant, et il est parfois plus facile de catégoriser a priori son interlocuteur comme "Africain", "Guinéen" ou "Noir" que de simplement le considérer comme "quelqu'un".

Le but de mon propos, c'est qu'en tant qu'occidental il est difficile, ici, de passer outre l'image du Blanc (forcément) riche et insouciant, pas forcément injustifiée d'ailleurs, qui nous colle à la peau. Et qui nous force, à mon grand regret, à un degré de méfiance supérieur face aux inévitables parasites potentiels (il n'y a pas d'autre mot) te côtoyant uniquement pour une boisson, une cigarette, du liquide ou davantage, au nom d'une prétendue amitié tant imposée qu'imaginaire parce que tu les as invités une fois boire un verre.

Fort heureusement, il y a aussi un tas de gens dignes de confiance, comme tout autant de contre-exemples. Mais je trouve regrettable de devoir opposer à toute nouvelle rencontre une distance méfiante a priori, toute infime soit-elle.
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Publié dans Guinée divers

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A
Ta vieille grande tante est touchée par ce que tu dis là... 30 ans en arrière, j'avais écrit la même chose ou presque. Connivence à distance (et plusieurs niveaux de distance!).<br /> Bon vent, mon grand, ton blog est super et j'ai apprécié les photos.
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