Montagne, jungle et sable dans le dos
-Hé les gars, c’est férié aujourd’hui, si on allait faire une petite rando sympa ?
-Bonne idée, tiens ! On va où ?
-Je proposerais bien le mont qu’on voit depuis la route, là-bas, juste avant le Diani. La crête a l’air dégagée, la vue doit être belle.
-Banco ! Rendez-vous demain, 8h00.
Le lendemain, 9h00
-Bonjour Monsieur, est-ce que vous savez comment on peut monter sur la montagne, là ?
-Le Yono ? Pour quoi faire ?
-Pour marcher, quoi.
-…
-Oui, c’est un truc de Toubabou, faut pas s’inquiéter.
-Ben, il y a bien le chemin qui part, là-bas, mais…
-On y va !
30 minutes plus tard, à pied, machette à l’épaule.
-Trop peinard, le chemin, en fait ! Mais pourquoi on a pris la machette ?
15 minutes plus tard, au milieu des lianes, des feuilles et des toiles d’araignée
-Ah ouais, peut-être que la machette était une bonne idée, en fin de compte. Ca va Vincent ?
-Oui, je crois que je vois une ouverture un peu plus loin ! Je vais voir !
-OK ! Ca va Carine ?
-Je vois rien et j’en ai plein les cheveux !
-Ca va Hélène ?
-Je suis dans le tunnel ! Ca finit quand ?

…
Un trou de verdure, une ouverture vers l’espace. Au loin, la route, à peine visible. En dessous, 50 mètres de vide…

-C’est beau, hein ?
-(soupir)
-Oui.
-Bon, on rentre ?
Une heure plus tard, au bord de l’eau
-Pfou, ça fait du bien. Vincent, ça mord ?
-Que dale !
-Bon, je te reposerai la question après la sieste alors !
Retour à N’Zérékoré, 15h00. Grosse, grosse journée de randonnée, non ?