Taxi-brousse

Publié le par Sylvain

En théorie, Carine et moi devons accompagner la mission de formation directement depuis Conakry. En théorie. Un petit problème se pose cependant : nous serions 9 dans la voiture, plus les bagages. Et si le Nissan Patrol loué pour l’occasion peut effectivement contenir 9 voire 10 personnes, c'’est une autre paire de manches avec les bagages (toutes mes affaires depuis la France, les bagages pour 6 semaines des deux Malgaches). Un seul essai suffit pour se rendre compte du manque de place : même à 7, les passagers sont déjà serrés !

Nous décidons donc avec Carine de partir en taxi brousse le lendemain et de les rejoindre à Macenta, 2e étape de la mission avant l’'arrivée à Nzérékoré.

 

Avant toute chose, quelques petits détails à savoir sur les taxis-brousse :

- La plupart sont de vieilles Peugeot 505 break, avec trois rangs de sièges, ou des minibus Toyota.

- Un taxi ne part que quand il est au complet (à savoir 2 devant, 4 au milieu et 3 derrière + le conducteur).

- Aucune limite de bagages : il faut bien que les galeries servent à quelque chose ! Les bagages sont protégés à l’'aide d’'une grande bâche, d’'un filet et de sangles en caoutchouc.

- Dans le meilleur des cas, la moyenne est de 50-60 km/h. Précision : Conakry-Macenta=800 km.

Voilà pour les bases.

 

Les détails de notre voyage :

- Départ prévu à 16h00, nous partons finalement à 17h00, presque à l’'heure, donc.

- Nos deux sacs à dos sont placés sur le toit avec les 2 mètres cube de bagages. Au-dessus de la bâche, ni plus ni moins qu'’une… moto pour compléter le chargement !

- Seulement deux contrôles à la sortie de Conakry, le 1er par un policier qui demande seulement les papiers du chauffeur, le 2e au Km 36, passage obligé par des militaires, qui eux réclament les papiers de tous les passagers.

- Jusqu'’au Km 36, à peine trois arrêts (2 pour les pneus, 1 pour l’'essence). Il fait chaud derrière, les fenêtres n’ouvrent pas.

- Arrêt prière vers 19h00. Le chauffeur et un des passagers sont musulmans.

- 22h00 : la panne ! 15 minutes dans la nuit au milieu de nulle part, une bougie en rade. Pas de réparation possible sur place, nous continuons jusqu’'à la ville suivante (heureusement pas très loin).

- Petit sandwich à la viande grillée et à la mayonnaise (les Guinéens raffolent de la mayonnaise), accompagné de thé et de bananes, pendant la réparation. Nous sommes dans une longue rue vivant visiblement dédiée aux taxis-brousse, avec des dizaines de boui-boui et de petits commerces, tous ouverts. L’'ambiance est agréable.

- Nuit un peu difficile. Malgré les 3 places de la banquette arrière dont nous disposons, j’'ai un peu de mal à placer mes jambes.

- 8h30 : arrivée à Guéckédou. En théorie, il reste 2 heures de route, sauf que… 3 passagers descendent. Conclusion logique (cf. infos de base sur la taxis-brousse) : il faut en trouver trois autres avant de repartir, ou payer l’'équivalent si l’'on veut partir plus vite.

-11h00 : le taxi est enfin opérationnel et prêt à partir. Une vingtaine d’heures après notre départ, nous arrivons finalement à Macenta, et retrouvons toute l’équipe en train de manger un riz-feuille avec viande !

 

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Publié dans Guinée divers

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L
He dis donc mon p'tit loup, je viens d'aller voir tes photos, c'est pas parce que le coiffeur guinéen n'est pas specialisé dans les massages (du cuir chevelu évideeeeement) qu'il faut le bouder!!!! Bisous bisous et profite bien de ces nouvelles aventures
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L
Ah, le taxi brousse...<br /> Décidemment, que ce soit en Guinée ou à Mada, cela reste une expérience marquante du voyage dans ces pays!!!<br />
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