Une semaine à Dakar

Publié le par Sylvain

Semaine d'attente, d'incertitude... et d'économies. Le calme est rétabli en Guinée mais le retour reste hypothétique. Ou plutôt, la date de retour, ce dernier ne faisant, a priori, pas de doute.
Une semaine, donc, à attendre le positionnement officiel du siège de l'AFVP, dont je dépends : rapatriement obligatoire ou dérogation pour un retour plus rapide sur mon poste.
La réponse, sans détours, est tombée hier : réunion à Ivry sur Seine le 12 mars prochain, retour imposé à tous les volontaires de Guinée encore à l'étranger, à savoir Arnaud et moi. Jean-Baptiste, évacué à Dakar avec nous la semaine dernière, est déjà parti hier, Mathieu de Dabola la veille. Arrivée prévue à Paname le 6 mars.

Mais qui dit semaine d'attente ne dit pas forcément rognage d'ongles angoissés devant l'ordinateur ou glande casanière caractérisée. Bon, j'admets que mon taux de siestes hebdomadaires a sensiblement augmenté du 26 février au 2 mars par rapport à la même période de l'année dernière. Qu'environ 5% des BD de la case de passage de l'AFVP me sont aujourd'hui inconnues. Et qu'un temps libre légèrement au dessus de la moyenne m'a permis d'écrire 4 articles et de charger 30 photos sur le blog, d'effectuer un grand nettoyage de printemps dans les 419 emails et les 214 contacts de ma boîte Yahoo! et de converser régulièrement sur Messenger avec Manue de Bruxelles, Florian de Québec ou Etienne de Hanoi.
J'oublie au passage quelques apéros prolongés à la case ou à l'extérieur, qui ont agrémenté à peu près 3 soirées sur 4. Mais en dehors des heures de boulot, hein.

Mais ne vous y trompez pas! Si l'état de mes finances, largement entamées par les péripéties touristiques de la semaine précédente, m'ont globalement empêché de rejouer les aventuriers, je suis quand même sorti à plusieurs reprises, en particulier pour :
- acheter une veste chaude en prévision du retour en France. Ca, c'était d'ordre vital.
- visiter avec Jean-Baptiste le Musée d'Arts Africains de Dakar (IFAM), qui à lui seul justifierait, avec un peu de mauvaise foi peut-être, 6 jours d'inactivité chronique. En tout cas, il vaut le détour et les 2000 CFA de l'entrée.

Et là, maintenant, de retour sur la terrasse de Sobo Badé, dernière étape de notre séjour sénégalais. Marie-Paule, Julie, Arnaud, moi. Quatre réfugiés qui bronzent. Du sable dans les doigs de pieds, de l'eau de mer dans les oreilles et du poisson frais dans le ventre...
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Publié dans Sénégal 2007

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