Mamadou et la lune
Mamadou le rasta. Mamadou l’homme tranquille de Sobo Badé. Mamadou le bijoutier. De l’ébène, symbole de fraternité. De l’argent, pour capter le mal. Une de ses bagues, contenant la préparation d’un grand marabout, le protège de certaines maladies. Un autre fétiche, autour de sa taille, des coups de couteau. Mysticisme ? Peut-être… Mais que dire de ce soir, sur la terrasse du Mimosa, toujours à Toubab Dialawo et accompagnés de Mamadou. Celui-ci est avec nous depuis l’apéro…
Ambiance, expérience, uniques : sur la terrasse, une bouteille de Saint-Sernin Rosé. Sous la terrasse, un groupe de percussions endiablées. Et dans le ciel, la lune qui décroît, disparaît sous les nuages, réapparaît, joue avec notre curiosité fascinée et nos angoisses ancestrales et enfouies. Au final, un œil rouge-brun, astre inquiétant accompagnant notre nuit. Avec ferveur, nous dansons sous le phénomène céleste, sacrifiant à la lune cachée nos arachides grillées, faute de mieux.
2h00 du matin, sur la plage. Mamadou est toujours là. Il nous montre des photos de son atelier à Dakar. Et nous trinquons à notre éclipse…

(photo piquée sur Internet)